La tour Eiffel à l’occasion de la présidence Européenne
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AFCDEI : Lettre ouverte du président

La conjoncture actuelle, caractérisée par l’hécatombe des « heige funds » et du crack boursier de ces dernières semaines ont fragilisé, comme chacun le sait, l’économie mondiale. Ce déluge financier, prévu déjà depuis 2006 par certains analystes a sonné le glas de la finance mondiale, telle que nous l’avons toujours connue. L’époque des golden boys est en voie d’extinction et se profile à moyen terme la mise en place d’un nouveau système capitaliste basé d’avantage sur la vraie valeur des sociétés cotées en bourse, plutôt que sur des débordements spéculatifs.

La France tire aujourd’hui les leçons eu égard à ces phénomènes et en profite pour tirer les oreilles des grands de ce monde, et tenter d’obtenir la stabilisation du système capitaliste mondial, au travers d’investissements colossaux, dont la mission est de calmer le jeu et de rendre confiance aux investisseurs. Derrière cette solidarité Européenne forcée, certains pays de l’union, ont montré leur réticence à engager des fonds monétaires pour sauver des systèmes bancaires autres que les leurs. C’est le cas de l’Allemagne et de la plupart des derniers pays récemment incorporés dans l’union européenne, qui préfèrent défendre la carte du nationalisme en rejetant la responsabilité des investissements sur les pays fautifs. C’est d’une certaine façon, une revisite de l’adage « on réussi tous ensemble, mais on échoue seul ». Cependant, à partir du moment où on décide de se « marier » à un système économique, on doit en assumer la responsabilité dans la réussite comme dans l’échec et c’est en cela que l’Europe montre à quelle point elle reste fragile et plutôt incapable de murir vers l’ère « politique ».

Renforcer l’union-européenne au niveau économique est avant tout primordial dans la création d’une belle Europe ou la précipitation des évènements n’a pas sa place. Mais les erreurs du passée sont présentes et les nations Européennes peinent à établir les bases de leur entente sur des différences culturelles et des divergences d’intérêts. Si l’Europe n’a pas la « côte » en termes de popularité, c’est à cause des problèmes de la disparité des salaires, des pouvoirs d’achats entre les pays de la zone Euro et des possibilités qu’ont les Européens de migrer d’un pays à un autre et d’acheter des biens à des prix mal adaptés. Tant que des solutions de nivelage de ces disparités n’auront pas été mises en pratique, l’Europe « politique » aura des fondations instables. L’Europe ne pourra se faire que sur la volonté commune, la solidarité et surtout sur la durée.

En parallèle de ces problèmes économiques, c’est souvent la précipitation et l’urgence qui dictent de plus en plus les actions humaines. L’Europe et en particulier, la France, n’est pas en reste, puisque de nombreux reproches ont été formulés à l’égard de la Chine par rapport à sa politique et son évolution sociale. Ces ingérences sans cesses multipliées ont pour origine ce que nous vivons depuis une quinzaine d’années ; c’est-à-dire un revirement des pouvoirs à l’échelle mondiale et que les ingérences politiques s’apparentent, grâce à l’ « Opinion Publique » à des tentatives de déstabilisation des puissances montantes pour qu’elles grandissent et restent sous le jouc des puissances descendantes. Les rapports de force entre les Etats-Unis et la Chine parlent d’eux-mêmes, ne serait-ce qu’avec les intérêts pétroliers et la suprématie des mers par ces deux grandes puissances. D’après les économistes, la Chine sera la première grande puissance d’ici deux ans, mais c’était avant la crise américaine. Aussi, la crise pourrait tout à fait se répandre en Chine à commencer par les exportations et se répercuter sur d’autres pans de l’économie chinoise. Cela étant, même si les Etats-Unis sont très présents en Chine en termes de capitaux investis, ces derniers ne sont pas les seuls et l’économie chinoise ne dépend pas des américains pour subsister, même si le Yuan est indexé sur le Dollar. La Chine a de nombreux intérêts avec les pays d’Asie, comme le Japon et la Corée ; ainsi qu’avec l’Europe ; et à bien des égards, le monde à besoin de la Chine et de sa puissance incroyable de production ; ce qui pourrait atténuer l’impact de la crise en Chine et réduire considérablement la crise économique dans la durée. De plus, on est en droit de penser que les mentions votées lors de la prochaine convention de Washington, programmée par les grandes puissances, auront pour effets d’enrayer la crise financière et de refondre le système boursier international et empêcher de ce fait un effondrement boursier à l’échelle mondiale.

Le président

24-10-2008